XIXe siècle

HISTOIRE DU COGNAC   

 

Naissance de nombreuses Maisons de commerce

Au XIXe siècle, la France connaît sept régimes politiques et deux révolutions dont il résulte une certaine instabilité.

Sur le plan économique, les périodes de libéralisme alternent avec les périodes de protectionnisme.

Naissance de nombreuses Maisons de négoceAu cours de ce siècle, on assiste à la naissance de nombreuses maisons de commerce (Bisquit 1819, Courvoisier 1843, Royer 1853, Meukow 1862, Camus, Hardy 1863…)

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La France puise alors ses ressources dans ses conquêtes coloniales et c’est avec un grand retard que la première révolution industrielle se produit en France après l’abdication de Napoléon 1er.

Au cours du XIXe siècle, les expéditions de Cognac connaissent une véritable explosion (passant d’un peu plus de 36 000 hl volume en 1799 à plus de 478 000 hl volume en 1879).

Cette progression n’est pas linéaire. En effet, si les expéditions de Cognac chutent après la Révolution française, elles atteignent des sommets en 1807.

Par contre, le blocus continental instauré par Napoléon 1er est synonyme d’effondrement des ventes de Cognac dès 1808.

Ascension fulgurante du Cognac sous Napoléon III

Il faudra attendre 1860 et la signature d’un traité de libre échange entre l’Angleterre et la France, sous l’impulsion de Napoléon III, pour voir les ventes de Cognac s’envoler. De moins de 150 000 hl volume en 1860, elles sont multipliées par 3 en 1879.

Début des expéditions en bouteilles

Début des expéditions en bouteilleAu milieu de ce XIXe siècle, les maisons de négoce prennent l’habitude d’expédier l’eau-de-vie en bouteilles et non plus en fûts, afin de mieux valoriser leur « marque ».

Cette nouvelle forme de commerce donne elle-même naissance à des industries connexes : la verrerie, (Claude Boucher s’emploie en effet, dès 1885 à la verrerie de St Martin de Cognac, à mécaniser les procédés de fabrication des bouteilles), la fabrique de caisses, de bouchons et l’imprimerie.

1877 : 282 667 ha de vignoble

Vignoble au XIXe siècleEn 1877, le vignoble s’étend alors sur 282 667 hectares (plus grand que le Luxembourg).